" J'avais cherché l'aventure toute ma vie, une aventure pure et sans
passion, comme il en advenait aux voyageurs héroïques des premiers temps ; et se trouver ainsi, au matin, dans un coin perdu et boisé de Gévaudan, désorienté, aussi étranger à ce qui
m'entourait que le premier homme abandonné dans les terres, c'était voir, comblée, une partie de mes rêves éveillés."
Robert Louis Stevenson
Le Bleymard : 1069
mètres – 446 habitants – nuit du 4 au 5 juillet
Village niché au pied du mont Lozère, où la population agricole
vit de l'élevage bovin tandis que le reste de la population vit du tourisme estival et hivernal. Le gros ruisseau qui passe au village, c'est le Lot, qui prend sa source à quelques kilomètres
dans la montagne du Goulet. Les chambres d'hôtes La combette, dernière étape de notre randonnée 2008 nous accueillera pour débuter notre
voyage, dans une maison à l'architecture résolument contemporaine, dans un style réussi. Chambres fraîches, agréables et tout confort. Ici, on vit ouvert sur le monde, même à la table
d'hôtes, qui vous fera voyager. Vous n'oublierez pas de sitôt l'accueil charmant des propirétaires, d'origine néerlandaise. Vous vous régalerez de leurs souvenirs dAfrique et de tous les
objets de déco rapportés de voyages (extrait du guide du routard Languedoc Roussillon).
Itinéraire du 1er jour de marche – Le Bleymard ---->Le Pont de
Montvert
Cette étape nous permet de grimper le mont Lozère, jusqu'au sommet du
Finiels (1699m), avant la longue descente vers le Pont-de-Montvert
18 kms - 6 à 7 heures de marche - 630 mètres dénivelé positif - 820 mètres
dénivelé négatif - étape longue, ravitaillement en eau suffisant
Le Pont-de-Montvert - 875m
d'altitude - 280 habitants - nuit du 5 au 6 juillet
Petit bourg en granit qui a beaucoup de charme et de caractère, au creux de la
vallée du Haut Tarn. On y croise beaucoup de randonneurs au départ ou à l'arrivée des divers sentiers alentours. Atmosphère chaleureuse dans ces vieilles baraques aux murs épais comme ceux
des forteresses...Un joli pont d'allure gothique, doté d'une tour à l'horloge, enjambe le Tarn qui, à cet endroit là, ressemble à un gros ruisseau de montagne mais qui cache bien son jeu: en
crue, il fait un boucan d'enfer.
Notre seconde nuit se passera à l'Auberge des Cévennes, Une petite auberge, toute de granit et de lauzes, sa terrasse sur les bords du Tarn…Une invitation à
la quiétude des sens....une cuisine traditionnelle, copieuse, privilégiant les produits du terroir : veau élevé sous la mère, sur les pentes du Mont- Lozère, agneau des causses, omelette aux
cèpes ou escalope aux girolles, pélardon des Cévennes, tarte aux myrtilles….
A visiter : la maison du Mont Lozère
Itinéraire du 2ème jour de marche – Le Pont de Montvert ---->
Cocurès
Etape qui nous conduira à Cocurès, juste avant de traverser la ville de
Florac
25 kms – 7h de marche – 690 mètres dénivelé positif – 1000 mètres dénivelé
négatif
Etape longue, ravitaillement en eau suffisant
Cocurès : 560 mètres d'altitude
– 195 habitants – nuit du 6 au 7 juillet
Dans un hameau de maisons de Schiste, 3 kms avant Florac, nous
logerons à l'hôtel la Lozerette : Un Bib gourmand dans le guide Michelin de l'édition 2007 et son chef Jorge
Borges qui a débuté dans la maison il y a quatre ans et qui a travaillé avec j-f MUNOS et Masashi Ijima, aujourd'hui installé à Collioure...Un petit coin de tranquillité où l'on se régalera
de cuisine traditionnelle épurée à base de produits du terroir. En affaire de famille, mais qui est avant tout une affaire de femmes. Eugénie, la grand-mère, y tenait déjà une auberge.
Pierrette Aghulon a repris le flambeau. Côté cuisine, des spécialités du pays. Imagination, bon goût et saveurs exquises au pouvoir. Côté hébergement, des chambres décorées avec le même
raffinement que la salle, où l'on s'apercoit que la maîtresse de maison a le sens du détail. Petit espace transat pour les clients de l'autre côté de la route. Une adresse coup de coeur, fort
bien tenue et à l'accueil charmant (extrait du guide du routard)
Itinéraire du 3ème jour de marche – Cocurès ---->
Cassagnas
19 kms – 4 à 5 heures de marche – étape moyenne sans
difficultés
390 mètres dénivelé positif – 240 mètres dénivelé
négatif
Cassagnas : 693 m
d'altitude – 122 habitants – nuit du 7 au 8 juillet
"Je me rapprochais maintenant de Cassagnas, un brelan de toits noirs au versant
de la montagne dans cette sauvage vallée, parmi les plantations de châtaigniers, les yeux levés dans l'air clair vers d'innombrables pics rocheux." RL Stevenson
Nous y passerons une nuit, au gite
d'étape Le Stevenson. Au bord de la rivière, site calme et confortable. Bâtiment moderne sans grand charme mais propre et bien tenu. C'est en fait l'ancienne gare
de Cassagnas. On profite du bar pour se désaltérer ou du resto pour s'offrir un repas familial.
Itinéraire du 4ème jour de marche – Cassagnas ----> Saint-Germain de
Calberte
14 kms - 3 heures de marche – étape facile et courte de
récupération
200 mètres dénivelé positif – 400 mètres dénivelé
négatif
Saint-Germain de Calberte: 489 m d'altitude – 500 habitants – nuit du 8 au 9 juillet
Au creux d'un vallon bien abrité, ce village cévenol jouit d'un microclimat.
Chênes verts, pins maritimes et châtaigniers se côtoient sur les pentes des montagnes de la Vieille Morte et du Mont Mars, deux toponymes qui en disent long sur l'imaginaire de ce
pays.
Nous passerons la nuit au Pont de Burgen un peu après St Germain de
Calberte. Le gite du Pont de Burgenest un gîte réservé en priorité aux randonneurs non motorisés pour une étape ou un court séjour de randonnée.
Pour nous accueillir: gites sympas et pittoresques, plantureux repas bio gastronomiques, points de vue grandioses ou secrets, baignade aux eaux limpides, « Drailles »
renommées.
Itinéraire du 5ème et dernier jour de marche –
Saint-Germain de Calberte ----> Saint-Jean du
Gard
20,5 kms – dénivelé positif 670 mètres – dénivelé négatif 350
mètres
Saint-Jean du Gard : 189 m d'altitude – 2700 habitants – nuit du 9 au 10 juillet
On est ici dans les basses vallées des Cévennes, au sud-est du massif.
L'influence méditéranéenne s'y fait déjà bien sentir. Au bord du Gardon, cette "petite capitale du pays camisard", comme on l'a surnommée, très typée et riche en histoire, possède notamment
une remarquable musée des arts et traditions populaires, excellente initaiation au monde cévenol.
Pour notre dernier séjour sur le GR 70, nous habiterons
l'hôtel Les Bellugues, Installé dans une ancienne filature, témoin de la grande époque de la soie, l'Hôtel Les Bellugues vous offre un
cadre privilégié situé au centre de Saint Jean du Gard , « Perle des
Cevennes ». Cet établissement de plein pied vous offre un lieu de repos et d’accueil ideal
au calme dans un cadre exotique de bambous , de palmiers avec sa piscine chauffée. Nous prendrons
notre souper à l'hôtel L'Oronge, relais de poste du XVIè siècle sur la route royale de Nimes à Florac, cette auberge a servi aussi de relais de diligence jusqu'en 1920. C'est ici que
Stevenson termina son voyage dans les Cévennes.